Un rapport de Rabobank soutient que le blocage partiel imposé par l'Union européenne aux importations de viande bovine brésilienne provoquera une hausse des prix sur le marché communautaire au cours du second semestre. L'analyse anticipe que les consommateurs européens feront face à une pression inflationniste accrue dans le segment.
La décision européenne de restreindre les importations depuis certaines usines brésiliennes spécifiques a répondu à des questionnements sur le respect des normes sanitaires et de déforestation. Le Brésil a nié les accusations mais n'est pas parvenu à faire revenir la décision à court terme.
Le conflit a relancé le débat sur la cohérence entre les politiques commerciales et environnementales du bloc.
Selon Rabobank, la réduction de l'offre brésilienne sur le marché européen provoquera une hausse des prix comprise entre 5% et 12% sur différentes découpes, avec des effets plus marqués sur les produits à plus forte valeur ajoutée. Les importateurs européens chercheront à diversifier leurs fournisseurs, principalement vers l'Argentine et l'Uruguay.
Le rapport projette également que la mesure pourrait être partiellement annulée si le Brésil obtient des avancées vérifiables en matière de traçabilité.
La moindre offre européenne de viande bovine brésilienne est une opportunité pour les exportateurs sud-américains qui respectent les normes environnementales exigées. Pour l'Argentine et l'Uruguay, le moment est propice pour approfondir les relations commerciales avec le bloc.
Sur le plan géopolitique, l'épisode expose également les tensions entre la libéralisation commerciale et les exigences réglementaires.